Week-end consacré au VI nations. Victoires irlandaise et anglaise. Du plaisir à regarder. La France entre en piste.
Victoire 18/9 à Murrayfield, deux essais, Bastareaud, le pack français et Trinh Duc au top, oui mais… Oui mais la France n’a pas fait vibrer comme l’Angleterre face aux gallois ou comme l’Irlande face aux italiens. On reste sur un goût d’inachevé.
Les Bleus ont d’abord laissé le jeu à l’Écosse, histoire de prendre la température. Dès le début, on se rend compte qu’en face, ils n’arriveront jamais à marquer un essai, trop lent dans les transmissions de balles et trop long à enchaîner les phases de jeu et incapable de passer les 22 français. La défense en ligne côté français, c’est du béton et puis comme l’a dit Fabien Galthié, quand on gagne pas les mêlées, on peut pas gagner le match. La France est supérieure à son adversaire du jour, en témoigne les deux essais chirurgicaux de Bastareaud. Deux possession, deux essais. On ferme la boutique, y’a plus rien à voir. Dommage.
Le reste du match, les Bleus contiennent (assez facilement) les assauts écossais et gèrent le score. Para répond à Paterson au pied. Les hommes de Marc Liévremont donnent l’impression de se tester. Exemple : perte de balle de Jauzion, contre écossais, organisation de crise côté français, la défense répond présente, ça frise l’entraînement. Ce premier match semble être une préparation au match de samedi face à l’Irlande. À l’image, sûrement, du match contre l’Italie avant de jouer les anglais. Mais nous, on a encore faim, Vikash aurait-il raison ?