Ça y’est, les Jeux Olympiques de Vancouver sont terminés et avec eux son lot de sports de glace comme le bobsleigh. Mais, qu’est donc devenue l’exotique équipe jamaïcaine, rendue célèbre en 1993 par un film ? Retour sur cette sympathique équipe improbable.
L’équipe jamaïcaine de bobsleigh est née à la fin des années 80 de l’idée folle de deux américains ayant des liens de parentés avec la Jamaïque, George B. Fitch et William Maloney. Ces derniers ont été témoins lors d’une visite de l’île d’une course de push cart et ont remarqué beaucoup de similitudes avec le bobsleigh. Exigeant un départ rapide, Maloney et Fitch ont essayé de recruter des sprinters de niveau olympique mais sans succès. Ils ont alors décidé de se tourner vers l’armée et ont présenté leur projet au colonel Ken Barnes. La première équipe jamaïcaine de bobsleigh était née. Elle était composée de Dudley Stokes, Michael White, Samuel Clayton et de Devon Harris comme pilote, lieutenant au second bataillon de régiment de l’armée jamaïcaine.
Les débuts officiels furent en 1988 aux Jeux Olympiques d’hiver de Calgary, Canada. L’équipe gagna rapidement en notoriété jouant largement sur son statut de « petit poucet », empruntant même à leurs adversaires des bobsleighs de rechange pour pouvoir rivaliser. Possédant une faible expérience de la descente, d’autres athlètes n’hésitaient pas à les encourager et à leur donner des conseils.
Les jamaïcains n’ont officiellement pas terminé la compétition après la perte de contrôle et la chute de leur bobsleigh durant l’une des quatre courses. Ils ont voulu néanmoins franchir la ligne d’arrivée en marchant sous les applaudissements de la foule. Durant cette olympiade, l’équipe jamaïcaine a toutefois montrée une amélioration significative au fil des manches et a impressionnée les observateurs par leurs démarrages rapides.
Quatre ans plus tard, en 1992, aux Jeux Olympiques d’hiver d’Albertville, l’équipe échoua lourdement. En 1993, le réalisateur Jon Turteltaub s’inspira de cette histoire insolite pour tourner le film « Rasta Rockett » (Cool Runnings en original) avec entre autres le regretté John Candy dans le rôle de l’entraîneur. Bien que les personnages du film furent inventés, la trame de fond demeure véridique même si des différences existent comme le fait que les quatre athlètes n’aient pas porté le bobsleigh après la chute pour franchir la ligne d’arrivée à Calgary.
En 1994, l’équipe tenta à nouveau sa chance aux Jeux Olympiques d’hiver de Lillehammer en Norvège et fit taire de nombreuses critiques en finissant 14e de la compétition.
Malheureusement, les jamaïcains ont échoué aux qualifications lors des deux dernières olympiades, respectivement à Turin en 2006 et à Vancouver cette année.
La fin du film « Rasta Rockett » :
La véritable course à Calgary en 1988 :
[...] Jesuissupporter.com : Rasta Rockett la vraie histoire [...]
[...] Jesuissupporter.com : Rasta Rockett la vraie histoire [...]
Merci pour cet éclairage, je ne savais pas que c’était tiré d’une histoire vraie.